Après avoir remporté le Portfolio Review Award 2017, Alix Marie présente son exposition personnelle ADYTA dans le cadre du Dusseldorf Photo Weekend 2018. Présentée dans deux salles du Ratinger Tor, ADYTA comprend deux nouvelles installations distinctes de l’artiste, La Pythie (2018) et Héraclès (2018), toutes deux inspirées de la mythologie grecque et créées lors de sa récente résidence de deux mois à Void, à Athènes.
La Pythie (2018) de Alix Marie est une installation composée d’un autoportrait photographique de l’artiste imprimé sur du plexiglass et d’une fontaine à eau incorporant de la brume et des sculptures de serpents. Le titre fait référence à la grande prêtresse de Delphes dans la mythologie grecque. La prêtresse était également oracle, une figure prophétique puissante qui entrait dans un état de transe après avoir respiré des gaz naturels s’échappant du sol. La brume artificielle rappelle ce gaz inspirant. Les serpents font référence au symbolisme de la Pythie, un mot qui, étymologiquement, dérive de la même racine que python. Le travail de Alix Marie s’inspire particulièrement des interprétations mythologiques des serpents, associés aux poils pubiens et à la peur des organes génitaux féminins.
Héraclès (2018) découle de son intérêt pour l’exploration et la remise en question de la construction du genre. Après avoir travaillé sur la représentation et la perception de la féminité, Alix Marie s’est récemment intéressée à la masculinité, en étudiant les facteurs biologiques et sociaux qui la définissent. La musculature étant considérée comme un attribut particulier de la virilité, elle a approfondi ses recherches sur le culturisme. Héraclès présente des objets ressemblant à des coussins, exposés individuellement sur des barbecues rotatifs, tournant continuellement sur eux-mêmes et évoquant la tradition grecque de la cuisson à la broche.